Personnalités pathologiques au travail

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Comprendre avant de qualifier

Le collègue qui ne supporte aucune contradiction, celui dont l’humeur fait la météo du service, celui qui vérifie trois fois ce qui est déjà vérifié. Le travail est un terrain où certains fonctionnements de personnalité s’expriment avec une netteté particulière, parce qu’il impose la durée, la contrainte et la coopération. Cette collection propose des repères cliniques pour les comprendre, et pour comprendre ce qu’ils font au collectif de travail.

Ce que cette collection n’est pas

Ces articles décrivent des tableaux cliniques décrits par la littérature psychiatrique et leurs effets sur les situations de travail. Ils ne constituent ni un outil de diagnostic, ni une grille pour qualifier un collègue, un manager ou un subordonné.

Reconnaître un trait n’est pas poser un diagnostic : un diagnostic suppose un examen, une durée, un contexte, et il relève du seul praticien qui reçoit la personne concernée. La plupart d’entre nous présentent, à des degrés divers, des traits décrits ici sans qu’aucun trouble ne soit en cause.

Si une situation de travail vous met en difficulté, c’est la situation qu’il faut décrire — à votre médecin du travail, à votre médecin traitant ou aux instances compétentes — plutôt que la personnalité supposée d’autrui.

Par où commencer

  1. Qu’est-ce qu’une personnalité pathologique ? Comprendre avant de qualifier. Avant de reconnaître des profils, il faut savoir ce que le mot recouvre — et ce qu’il ne recouvre pas. Cet article pose les repères cliniques sur lesquels s’appuiera toute la collection.

Les grandes questions de cette collection

Quatre questions traversent cette collection, quel que soit le profil abordé. Chacune rassemblera les articles publiés et à venir : suivez celle qui vous intéresse.

Où passe la frontière entre un trait et un trouble ?

Ce que recouvrent les mots, ce que disent les classifications, et pourquoi un caractère difficile n’est pas une pathologie.

Comment ces fonctionnements se manifestent au travail ?

Ce que la durée, la hiérarchie et l’obligation de coopérer révèlent — et parfois amplifient — d’un fonctionnement de personnalité.

Que produisent-ils sur le collectif ?

Épuisement des collègues, évitement, conflits qui reviennent : les effets qui débordent largement la relation entre deux personnes.

Que peuvent le médecin du travail et l’employeur ?

Ce qui relève du soin, ce qui relève de l’organisation, et la ligne — souvent mal placée — entre les deux.

Les trois grands groupes de personnalités

Les classifications internationales regroupent les troubles de la personnalité en trois ensembles.

Groupe bizarre-excentrique

Fonctionnements marqués par la méfiance, le retrait ou l’étrangeté du contact, et ce qu’ils produisent dans une équipe qui doit coopérer au quotidien.

Groupe dramatique-émotionnel

Instabilité relationnelle, besoin d’admiration, transgression des règles : les configurations qui désorganisent le plus visiblement un collectif.

Groupe anxieux-craintif

Evitement, dépendance, perfectionnisme rigide : des fonctionnements souvent silencieux, mais coûteux pour la personne comme pour le service.

Tous les articles de la collection

Explorer les Regards

Cette collection mobilise le Regard Médecine pour les repères cliniques, et le Regard Prévention pour ce qui relève de l’organisation du travail et de la protection du collectif.

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Comprendre le travail pour protéger la santé.